Essai Nissan Juke DIG-T 117ch N-Design

Essai Nissan Juke DIG-T 117ch N-Design : enfin renouvelé, le petit SUV conserve son identité

Le Juke arrive (enfin) avec une nouvelle génération. Alors que certains constructeurs multiplient les restylages et font débarquer de nouvelles versions dans des délais très courts, le Juke premier du nom aura mis 10 ans à avoir un héritier. Esseulé sur le segment des petits SUV à son arrivée, le Juke a vu la concurrence débarquer, avec les Renault Captur et Peugeot 2008 en tête. Il était donc temps de le renouveler, tout en essayant de garder un design original, comme sur la première génération, d’où les gros feux ronds à l’avant. On reconnaît dans l’ensemble le dessin du Juke 1, avec un petit SUV coupé, très à la mode en ce moment. Le Juke 2 a beaucoup grandi pour atteindre 4,21 m, soit 7 cm de plus que l’ancien, et il reprend la plateforme du Renault Captur. Sous le capot, on trouve un trois cylindres 1 litre turbo de 117 chevaux. Nous essayons l’une des cinq finitions, avec le haut de gamme N-Design proposé d’office en peinture bi-ton.

Un intérieur renouvelé pour le nouveau Nissan Juke

À bord, le changement est important, ce qui est logique pour une voiture renouvelée après 10 ans de service. L’écran central est plus grand et plus haut, le combiné d’instruments plus lisible et toujours analogique, avec entre les compteurs un autre écran qui permet notamment d’accéder à toutes les aides à la conduite. Ces dernières sont assez nombreuses même si le régulateur adaptatif fait partie des options sur cette finition.

Le levier de vitesse prend place au milieu d’un cercle chromé, ce qui rappelle la précédente génération. La qualité de présentation est en nette hausse avec des plastiques moussés sur la partie supérieure de la planche de bord. Face à la concurrence, le Juke reste cependant un peu en retard. Le Renault Captur a encore plus progressé et présente mieux désormais.

À l’arrière, les passagers profitent de la hausse du gabarit extérieur pour avoir nettement plus d’espace aux jambes. Sur ce point, le Juke est comparable au Captur. Le coffre progresse lui aussi pour dépasser les 400 dm3 selon nos mesures, comme les Captur et 2008. On regrette tout de même la hauteur du seuil de chargement.

Un moteur trois cylindres plombé par des rapports de boîte inadaptés

Une seule motorisation sera disponible au moment de l’arrivée de ce Juke II. Il s’agit d’un moteur trois cylindres 1 litre essence de 117 ch. Au niveau de l’insonorisation ou des vibrations, l’ensemble est plutôt discret. Pas de problème donc pour ce bloc à trois cylindres. Les performances ? L’ensemble n’est pas très vif. La faute n’est pas à chercher uniquement du côté du moteur. En réalité, il est assez souple et accepte de monter dans les tours s’il le faut. La faiblesse provient de la longueur des rapports de boîte, vraiment très longs. Les reprises sont parmi les moins bonnes de la catégorie et si vous voulez relancer, notamment sur route et autoroute, il ne faudra pas hésiter à rétrograder… Heureusement que la commande de boîte est agréable.

Avec des roues de 19 pouces, le Juke de première génération était ferme. Ici, le confort est en nette progression. Le petit SUV est dynamique, assez agréable. La direction est directe et l’arrière est mobile, au cas où. Ainsi, le compromis par rapport au Juke 1 est largement meilleur.

Du côté des consommations, il s’agit d’une déception. L’allongement des rapports de boîte a pour but de faire baisser l’appétit du Juke, mais cet objectif n’est qu’en partie atteint. Il se situe dans la moyenne de la catégorie, ni plus ni moins. Si bien qu’une Citroën C3 Aircross PureTech 110 est à la fois plus sobre et plus performante. Idem avec le Seat Arona TSI 115.

En tarif, le Juke commence à 20 000 € en finition de base Visia, plutôt bien dotée pour une entrée de gamme. Notre modèle d’essai monte à un peu plus de 26 000 € avec un équipement assez complet. Le niveau intermédiaire N-Connecta à 23 700 € nous paraît le plus intéressant. Pour disposer d’une version optionnée, vous pouvez ajouter une boîte double embrayage pour 1 500 € de plus. Les C3 Aircross PureTech 110 ou Arona 1.0 TSI 115, que nous venons de citer, sont les plus proches concurrents. Ils sont tous deux un peu moins chers à équipements équivalents. Mais ils n’ont pas le look Juke si particulier…

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