Limitation 80 km/h

Les départementales seront limitées à 80KM/H ou 90KM/H

Considérée comme l’un des détonateurs de la crise des Gilets jaunes, la mesure concernant la limitation à 80 KM/H sur les routes départementales connaît un assouplissement.

Le dimanche 1er juillet 2018, malgré de nombreuses contestations et polémiques, la mesure concernant le passage de 90 km/h à 80km/h sur les routes départementales entrait en vigueur. Si le gouvernement justifiait cette nouvelle limitation comme un moyen de limiter les accidents de la route et de réduire de 30 % les émissions de polluants, les contestataires eux, pointaient du doigt son danger, et notamment l’importance du différentiel de 10 km/h avec les poids lourds qui permettait de les dépasser plus facilement.

Presque un an après, le gouvernement fait marche arrière.

Un amendement au projet de loi « mobilités » vient d’être adopté par les députés, en commission. Ce sont désormais les présidents de conseils départementaux qui décideront de repasser ou non à la limitation à 90KM/H sur les routes départementales.

Quelles sont les routes concernées ?

Si près de 400 000 kilomètres de routes nationales et départementales bidirectionnelles sans séparateur central étaient concernées par la mesure des 80KM/H, soit environ 40 % du réseau routier français, le nouvel amendement ne concerne que les départementales.

La responsabilité des présidents de conseil départemental

Comme l’a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe, Jeudi 16 mai, à l’antenne de France Info : « Si les présidents de conseil départemental souhaitent prendre leurs responsabilités, je n’y vois aucun inconvénient ».

Ce qui signifie tout simplement que s’ils désirent profiter de l’assouplissement de la mesure, c’est à eux que revient la responsabilité de ce qui se passe sur leurs routes.

Si certains ont déjà fait part de leur intention de profiter de cet amendement, d’autres préfèrent prendre leurs précautions, à l’instar de François Sauvadet, le président du conseil départemental de Côte-d’Or qui a déclaré à la presse : « Nous allons restaurer nos bonnes vieilles méthodes, c’est-à-dire travailler avec les élus communaux, analyser les caractéristiques de chaque portion, des accidents survenus… Et nous viendrons à des conclusions qui se transformeront ensuite en décisions, en actes, annonce-t-il. Mais nous ne sommes pas des fous de vitesse, des dogmatiques du 90 km/h. Certaines portions seront peut-être même ramenées à 70 si elles sont dangereuses ».

Interview par Marianne, Alain Cadec, président du Conseil départemental des Côtes d’Armor va jusqu’à parler d’assouplissement machiavélique : « C’est un cadeau empoisonné, enchérit-il. J’ai toujours plaidé pour que ce soit discuté entre les services de l’État et les départements, pour que nous adoptions une démarche collaborative »

L’argent public au centre du débat

Beaucoup de contestataires n’hésitent pas à souligner la question des dépenses publiques. Changer les panneaux une 1ere fois avait coûté entre 6 et 12 millions d’euros au contribuable. Il va de soi que changer certains panneaux un an après engendrera de nouveaux coûts.

Quid des amendes ?

Ne rêvons pas trop, les verbalisations établies sur des routes limitées à 80KM/H qui repasseront au 90KM/H ne seront pas annulées. Un communiqué de presse publié par la Délégation à la sécurité routière précise que « les PV dressés en cas de non-respect de la vitesse maximale de 80 km/h sur les routes à double-sens sans séparateur central, entrée en vigueur le 1er juillet 2018 » ne seront pas affectés par le changement de limitation de vitesse sur les départementales. Plusieurs juristes planchent déjà sur le sujet.

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