Fiat 500 electrique 3+1
Crédit photo : Stellantis

À bord de la Fiat 500 3+1 : une porte en plus qui fait la différence

Cette nouvelle Fiat 500 est originale à deux égards : elle est dotée d’un moteur électrique et d’une porte antagoniste permettant un accès facile à l’arrière. Voilà une proposition très séduisante de la part de la marque de Turin.

La Fiat 500 a toujours autant de succès. La petite citadine italienne fait le bonheur des automobilistes à la recherche d’une voiture stylée qui circule facilement dans les rues étroites des grandes villes. La dernière génération, version électrique, mesure toujours 3,63 mètres de long. Mais pour cette nouvelle version, les ingénieurs de Turin ont voulu aller encore plus loin en lui ajoutant une petite porte antagoniste du côté droit uniquement (le côté trottoir, par mesure de sûreté) qui permet un meilleur accès à l’arrière du véhicule. L’absence de pilier central permet une large ouverture (+ 44 cm), sans toucher à la silhouette séduisante de la petite 500 électrique. Cette facilité d’accès est tout de même facturée 2000 euros. Faisons le point.

La porte antagoniste, un concept inédit ?

La porte antagoniste, une nouveauté ? Pas vraiment. En effet, le concept de porte antagoniste n’est pas une innovation dans le secteur. On pouvait déjà le voir sur des modèles d’autres constructeurs, comme la Mini Clubman de première génération moderne (2008), la BMW i3 ou encore la Mazda RX-8. Ce système de porte, appelé « suicide », se retrouve également sur certains pick-up et sur la Mazda MX-30. Mais la porte antagoniste est aussi et surtout un clin d’œil à la toute première 500 (1957) dont les portes s’ouvraient à l’inverse de la marche.

Alors, comment ça marche ? En plus de trois ouvrants conventionnels, la 500 3+1 est dotée d’une quatrième petite portière visant à faciliter l’accès aux places arrière ou l’installation d’un enfant dans son siège auto, par exemple. Par mesure de sécurité, la petite porte arrière antagoniste de la 3+1 ne peut être actionnée que lorsque la porte avant est ouverte. Cette porte bonus est astucieuse, sûre et bien construite. Mais si cette dernière ne change pas les dimensions du véhicule, elle fait en revanche augmenter son poids de 30 kg, ce qui a un impact sur l’autonomie de celui-ci.

La version électrique sur le banc d’essai

Autonomie et recharge

La Fiat 500 3+1 (finitions Passion et Icône) est proposée avec une batterie de 42 KWh qui a une durée de vie d’environ huit ans ou 160 000 km. Elle devrait permettre une autonomie de 313 km en cycle WLTP mixte et jusqu’à 445 km en cycle urbain, ce qui est très généreux pour une petite citadine. À l’essai, les chiffres sont plus de l’ordre de 240 kilomètres avec une consommation de 15,3 kWh/100 km sur un cycle mixte. Des résultats tout de même très bons, notamment par rapport à la concurrence. Néanmoins, le temps de recharge est estimé à 15 heures à domicile (de 0 à 100 %), ce qui est très long. La recharge est plus satisfaisante sur une borne de 11 kW triphasée (puissance maximale de son chargeur embarqué) avec le câble en option (300 €, sauf en haut de gamme La Prima) où il faut compter 4 heures. Elle passe à 35 minutes (de 0 à 80 %) sur une borne rapide en courant continu à 85 kW. Il est possible de programmer un trajet avec les recharges et de connaître ses données de charge à distance grâce à une application connectée à la voiture.

Sur la route

En matière de conduite, le plaisir est au rendez-vous. Elle passe de 0 à 100 km/h en 9 s et sa vitesse est limitée à 150 km/h, parfait pour ne pas faire d’excès et rester sage. Son poids (1,4 t), son gabarit de poche et son diamètre de braquage de moins de 10 m entre trottoirs lui assurent une grande agilité. Elle bénéficie de suspensions douces qui apportent un bon confort de route, une bonne tenue de cap et un comportement en virage serein. La conduite semi-autonome est très efficace, tant en condition de circulation fluide que dans les embouteillages. Le calibrage des sensations de direction et de freinage est bon. Trois modes de conduite sont disponibles. En mode Range ou Sherpa, la régénération est très forte favorisant la conduite à une pédale qu’il faudra toutefois maîtriser.

Dans l’habitacle

À bord, on s’y sent bien. L’intérieur est séduisant, les matériaux utilisés sont globalement flatteurs, la position de conduite est agréable et l’espace est généreux malgré la petite taille du véhicule. Néanmoins, les places arrière, un peu étriquées, sont davantage destinées à des enfants qu’à des adultes. Le siège avant droit à mémoire se rabat largement et retrouve sa place d’origine d’un mouvement rapide. La porte arrière est facile à manipuler pour élargir l’accès à bord. Le coffre, quant à lui, propose 185 litres de rangement et on regrettera l’option à 200 euros pour les banquettes rabattables.

La technologie est au rendez-vous avec un écran tactile de 7 ou 10,25″ tournant sous le nouveau système d’exploitation de Google, Android Automotive, ou Apple CarPlay (sans fil), la radio numérique DAB ou encore le démarrage mains libres. On y retrouve également de nombreuses aides à la conduite de série, comme le freinage automatique d’urgence avec reconnaissance des piétons et cyclistes, la lecture intelligente des panneaux de signalisation ou le frein de stationnement électrique.

Une version pas accessible à tous

Si la Fiat 500 séduit le plus grand nombre, elle reste néanmoins un véhicule qui n’est pas accessible à toutes les bourses. La version 3+1 électrique ne fait pas exception. Rien que l’option “porte antagoniste” fait grimper la note de 2000 euros. La gamme 3+1 est proposée uniquement avec une batterie de 42 kWh et les prix démarrent à 29 500 € (hors bonus) en finition Passion. Si les équipements de base sont déjà très corrects, on déplore l’absence de banquette 50-50 pour lesquelles il faut ajouter 200 euros.

Il existe deux finitions intermédiaires appelées Icône et Icône Plus sur lesquelles l’enjeu est surtout esthétique. Pour avoir droit au pack Copilote incluant la conduite semi-autonome de niveau 2 et l’écran de 10,25 pouces avec navigation GPS, il faudra se tourner vers la version haut de gamme, La Prima à 36 900 €. La version électrique ouvre la porte au bonus de 7 000 € jusqu’au 30 juin 2021 (6 000 € ensuite). Pour celles et ceux qui souhaiteraient prendre un modèle de la gamme thermique quelques fois par an, pour les vacances par exemple, Fiat propose un programme nommé « My Dream Garage », offrant notamment un système de récompense pour l’éco-conduite avec des bons d’achat (KiriCoins).

La citadine électrique la plus séduisante

Malgré son prix qui peut être rédhibitoire, des places arrière étriquées et un temps de charge assez long sur secteur classique, la version 3+1 électrique de la Fiat 500, avec son équipement non négligeable, est l’une des citadines électriques les plus séduisantes du segment, mais aussi l’une des plus performantes. Son petit gabarit et sa porte supplémentaire faciliteront notamment la vie des petites familles au quotidien.

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Un commentaire pour “À bord de la Fiat 500 3+1 : une porte en plus qui fait la différence

  1. avec la porte antgoniste cela nous mets le véhicule aux environs de 35 000 € si l on ne va pas au modèle PRIMA
    CELA FAIT CHER TRES CHER

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