Essai Opel Corsa 1.2i Turbo 130ch GS Line

Essai Opel Corsa 1.2i Turbo 130ch GS Line : une 208 aux airs germaniques qui mise sur le classicisme

Les générations de Corsa se suivent… mais ne se ressemblent pas toutes. Cette sixième génération qui vient de débarquer se démarque car elle est la première à avoir été créée sous l’ère PSA. Cette nouvelle Corsa partage donc l’essentiel de ses composants mécaniques avec la Peugeot 208. Bien entendu, pour éviter la confusion et conserver pour chaque marque une identité propre, la Corsa se différencie par son design et quelques équipements spécifiques, comme les feux matriciels optionnels. Les motorisations et les boîtes sont les mêmes mais changent juste de nom. Nous essayons aujourd’hui la Corsa 1.2i Turbo 130ch GS Line.

La carte du classicisme comme argument pour la Corsa

La comparaison directe avec la Peugeot 208 est inévitable car, comme nous l’avons précisé, la Corsa est une cousine technique de la française. Alors, pour éviter le match frontal, PSA a décidé de faire de cette Corsa une auto « traditionnelle », moins high-tech. La preuve avec notre version d’essai dotée de compteurs à aiguilles au demeurant très lisibles. À noter que depuis janvier 2020, les Corsa en finition GS Line reçoivent un combiné numérique, pas très bien intégré. Autre preuve de ce conservatisme, l’écran central tactile est de 7 pouces, ce qui est un peu petit par rapport à certaines concurrentes. Cela dit, en se tournant vers les options, il peut monter à 10 pouces.

Le levier de vitesse de la boîte automatique qui équipe notre Corsa GS Line est en provenance de la 208. Globalement, à l’intérieur, la qualité de présentation est moins flatteuse que sur sa cousine française. On regrette la présence de matériaux moins cossus sur la partie supérieure… Classicisme ou austérité, à vous de voir ! La Renault Clio également présente bien mieux. Il faut toutefois souligner quelques efforts sur la présentation avec, par exemple, des inserts décoratifs façon chrome et rouge. Les sièges en cuir avec réglages électriques pour le conducteur et massage sont en option à 1600 €.

Parlons maintenant de l’équipement. Les aides à la conduite modernes sont présentes en série, mais il faut rajouter des options pour obtenir la surveillance des angles morts ou le régulateur adaptatif.

En ce qui concerne les places arrière, même habitabilité qu’avec une 208. Les Renault Clio, Volkswagen Polo et Seat Ibiza font toutes mieux. Pour le coffre en revanche, la Corsa fait partie des meilleurs élèves de la catégorie avec 340 dm3 mesurés par nos soins.

Un moteur trois cylindres suffisant, un comportement dynamique

Au volant, on profite du moteur trois cylindres essence de 130 ch. Celui qui équipe notre Corsa s’appelle 1.2i Turbo, alors qu’il s’appelle 1.2 PureTech chez Peugeot. Mais il s’agit strictement du même ensemble moteur. Sur notre modèle d’essai, nous disposons en complément de la boîte de vitesses automatique BVA8, qui est en fait la EAT8 de la Peugeot 208. Notre Corsa est la plus puissante de la gamme thermique et cette motorisation 130 ch est uniquement disponible en boîte automatique et associée à la finition haut de gamme GS Line.

L’insonorisation à bord est très bonne. À ce niveau de puissance, seule la Renault Clio continue de se reposer sur un quatre cylindres. Alors, si vous ne supportez vraiment pas le bruit du trois cylindres, vous devez obligatoirement vous tourner vers la marque au losange. La boîte est douce et rapide, très cohérente avec le positionnement de la voiture. Il ne s’agit pas d’une sportive !

L’idée est de proposer une auto dynamique grâce notamment à un bouclier avant plus agressif et une double sortie d’échappement chromée. Mais, en ville, sur route ou autoroute, nous ne sommes pas à bord d’une supercar. Pour la partie châssis, notre voiture avec roues de 17 pouces est plutôt dynamique. C’est un peu ferme, plus ferme que la 208, mais le tout reste bien amorti. En matière de ressenti, impossible de ne pas évoquer encore une fois la cousine 208. Elle possède un petit volant qui confère un sentiment d’agilité. Celui-ci n’est pas présent sur la Corsa, ce qui donne une impression d’agilité moindre, toute relative.

Pour les consommations, cette Corsa est dans la moyenne de la catégorie. La Renault Clio TCE 130 EDC et ses quatre cylindres fait mieux.

Pour les tarifs, notre modèle d’essai, qui est le plus cher de la gamme thermique, atteint les 22 100 € hors option. Pour avoir une version complète, il faudra se tourner vers les options : les phares et essuie-glaces automatiques, l’accès à bord et démarrage sans clé, la climatisation automatique ou encore le GPS intégré ne sont pas de série, même en GS Line. Cette finition présentée comme haut de gamme n’en est pas vraiment une pour l’équipement. La Corsa GS Line reste moins chère que la 208 équivalente si on ajoute toutes ces options, mais plus proche que ne le laisse supposer le tarif brut. La petite allemande offre un meilleur rapport prix/équipement en finition Edition, que nous vous recommandons.

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