2020 - Luca DE MEO
Crédit Photo : REUTERS

Luca de Meo, nouveau directeur général de Renault

Cet été, le constructeur au losange, Renault, aura un nouveau directeur général. Il s’agira de Luca de Meo. Son nom ne vous dit rien ? L’Italien est l’ancien patron de Seat, mais il a également fait un passage chez Alfa-Romeo, Fiat et Toyota auparavant. Ses grands débuts dans l’industrie automobile ont eu lieu chez Renault… L’homme revient donc à son premier amour avec un agenda très chargé. Les défis qu’il va devoir relever sont nombreux, avec notamment la renaissance de l’alliance avec Nissan comme enjeu majeur.

Luca de Meo en remplacement de Thierry Bolloré

Depuis le mois d’octobre dernier, Renault avance sans directeur général. En effet, depuis le départ de Thierry Bolloré, c’est Clotilde Delbos, l’ancienne directrice financière du groupe, qui occupe le poste par intérim. Le 1er juillet, Luca de Meo prendra ses fonctions et Clotilde Delbos sera alors nommée directrice générale adjointe. En effet, le nouveau directeur général ne rejoindra pas Renault avant quelques mois. On imagine sans doute un lien avec une clause de confidentialité due à son ancien employeur, le groupe Volkswagen.

Quels seront les défis de Luca de Meo à son arrivée ? Alors que Renault doit faire face à des difficultés dans le cadre de son alliance avec Nissan, et que l’affaire Carlos Ghosn plombe l’image du constructeur, les chantiers ne manquent pas. Il devra également sans doute retravailler la gamme, avec plusieurs modèles dont les performances commerciales ne sont pas à la hauteur. Entre le développement de la gamme électrique, l’ouverture encore timide à l’hybride et la présence de certains modèles « historiques », peut-être en décalage avec les besoins d’aujourd’hui, une refonte s’impose.

Luca de Meo, l’homme de la situation ?

Pourquoi Renault confie son destin à cet homme ? En quoi l’Italien peut-il être le sauveur ? Celui qui a participé au retour de la Fiat 500 en 2007 quitte le constructeur Seat qu’il a rejoint en 2015. Il avait été nommé pour piloter le redressement du constructeur, alors que le « dieselgate » battait son plein. Son bilan est excellent. Il a permis à Seat de revenir dans le vert en 2018, en dépassant le cap des 400 000 véhicules vendus sur une année. Il a notamment contribué à rajeunir la clientèle et à faire revenir les comptes en positif.

On ne peut pas occulter le fait que son prédécesseur chez Seat, Jürgen Stackmann, a largement contribué à ces succès, notamment en lançant le programme des SUV Ateca et Arona. Mais Luca de Meo a, de son côté, été l’instigateur de la création de la marque Cupra, sans oublier le développement des fonctions de connectivité dans les voitures, ou encore l’ouverture de nouvelles offres de financement pour les clients.

D’après d’autres acteurs du monde de l’automobile, qui ont pu échanger directement avec lui, le dirigeant possède un sens du contact réel et se démarque de la dureté que l’on a pu reprocher à son prédécesseur chez Renault. Une personnalité parfaite pour travailler en toute sérénité avec Jean-Dominique Senard, le président de Renault ? Le duo pourrait être la bonne combinaison. D’ailleurs, cette qualité de rassembleur alliée à la richesse des cultures qu’il a pu rencontrer seront des atouts maîtres pour réconcilier Renault avec Nissan. Car l’axe asiatique va devoir être apaisé pour un nouveau départ.

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