Jimny de retour en France
Crédit Photo : SUZUKI

Suzuki Jimny : un modèle culte de retour, cette fois en version utilitaire

Dans le monde des 4×4, le nom Jimny est culte. Il s’agit d’un modèle produit depuis 1970, décliné en quatre générations. Malheureusement, depuis le début de l’année 2020, il était impossible de mettre la main sur un exemplaire en France. En effet, sa commercialisation avait été stoppée. Bonne nouvelle, Suzuki le propose à nouveau mais cette fois en version purement utilitaire. Présentation.

Un Jimny qui devient utilitaire

Le Jimny est un petit 4×4, presque discret. Sans que vous ne vous en aperceviez, il avait disparu de la gamme du constructeur asiatique au début de l’année en raison de l’arrivée de normes européennes plus strictes. Trop polluant (154 g de CO2 / km en boîte manuelle et 170 g de CO2 / km avec la boîte automatique), il émettait une quantité de CO2 venant largement plomber son prix de vente, avec un malus écologique plus haut. Surtout, dans une telle configuration, il allait en plus venir alourdir la moyenne d’émissions de CO2 du constructeur, entraînant une sanction financière.

Suzuki a alors décidé de réagir. En le supprimant purement et simplement du catalogue dans un premier temps, avant de le faire revenir aujourd’hui sous une nouvelle forme. Il est désormais transformé en véhicule utilitaire. Concrètement, les places arrière sont ôtées. Avec cette banquette désormais absente, il devient un véhicule professionnel qui n’est plus soumis à la taxe sur les émissions.

Maintenant homologué avec une carte grise N1, c’est-à-dire pour les véhicules destinés au transport de marchandises, il échappe aux contraintes réglementaires. Alors qu’il pouvait hier être touché par un malus écologique allant jusqu’à 10 000 €, le 4×4 délesté de ses places arrière échappe maintenant à toute pénalité. De même, il n’est pas non plus soumis à la TVS, la taxe sur les véhicules de société.

Une banquette en moins, un volume de chargement en hausse

La seule différence avec le modèle précédemment commercialisé concerne, comme nous venons de le voir, la présence de la banquette arrière. Puisqu’elle est désormais supprimée, le volume de chargement grimpe à 863 litres. Un bond en avant de 33 litres en comparaison avec la version classique lorsque l’on rabattait les sièges.

Avec son plancher plat et sa grille de séparation, il peut devenir votre compagnon pour vous aider dans votre quotidien de professionnel. D’autres changements sont-ils à signaler ? Non ! Rien ne change, le modèle reste toujours le même que celui qui était commercialisé. Il s’agit donc de la quatrième génération avec une transmission intégrale, une garde au sol généreuse de 210 mm et enfin une boîte de transfert et de rapports courts.

Avec la climatisation, un autoradio avec lecteur CD MP3 et connexion Bluetooth ainsi qu’un régulateur de vitesse, ce Jimny dispose de série d’un équipement rudimentaire. En ce qui concerne les équipements de sécurité et les aides à la conduite, signalons la présence d’un freinage actif d’urgence (DSBS), de l’aide au démarrage en côte et du contrôle de vitesse en descente. Pour la partie moteur, on retrouve toujours le bloc à quatre cylindres de 102 chevaux avec 130 Nm de couple.

Cette concentration sur la seule version utilitaire va logiquement impacter les ventes du 4×4 qui était plutôt bonnes. En une année de commercialisation, environ 1 900 exemplaires avaient trouvé preneur. Une part importante (plus de 650 exemplaires) était composée de versions utilitaires.

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7 commentaires pour “Suzuki Jimny : un modèle culte de retour, cette fois en version utilitaire

  1. Le retour du Suzuki Jimny en version utilitaire pour lui permettre d’échapper au malus écologique est une véritable honte, non pas pour Suzuki qui profite des failles du système, mais pour le gouvernement français qui permet à tous les constructeurs automobiles de continuer à vendre une quantité énorme de véhicules utilitaires polluants, plutôt que d’obliger ces constructeurs à proposer pour leurs utilitaires des motorisations plus respectueuses de l’environnement. En France, les particuliers sont contraints d’acheter des véhicules moins polluants sous peine de lourdes taxes, mais les professionnels doivent, faute d’autres motorisations, continuer à acheter des véhicules polluants. Le gouvernement manque visiblement de courage face aux constructeurs automobiles et ce n’est pas en son honneur !

    1. Bonjour, merci pour votre commentaire. Il est vrai que l’offre de véhicules moins polluants pour les professionnels est restreinte. Fiat, Renault, Citroën et Mercedes proposent quelques véhicules utilitaires électriques, hybride ou même GPL/Gaz. Vous pouvez retrouver ces utilitaires au catalogue de Elite Auto

    2. Revoyez votre copie; le CO2 n’est pas un polluant, bien au contraire. Ne gobez pas toutes les inepties des environnementalistes de la « pensée unique ».

  2. Je rejoins TB sur ses commentaires. Quand est-ce que notre gouvernement va prendre ses véritables responsabilités au niveau des pollueurs ? En effet, il semblerait que les lois françaises et surtout européennes soient trop souvent rédigées en faveurs de nos industriels et pire encore ceux des autres continents. Ce qui fait que nous (les contribuables) sommes assujettis à respecter des règles strictes à effets quasi-immédiats et payer ainsi des malus pendant que les professionnels surfent et peuvent éviter ces écueils coûteux… Pauvre FRANCE !

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