Coronavirus : pollution paris

Coronavirus : forte baisse de la pollution à Paris

Le confinement en vigueur en France depuis le mardi 17 mars a réduit de manière drastique la circulation automobile dans tout le pays. Situation inédite à Paris, aucun bouchon à signaler le matin ou le soir (ou presque). Le taux de congestion, c’est-à-dire l’allongement par rapport à des conditions parfaites, est de 7 à 8% aux heures de pointe, contre parfois 70% aux mêmes heures. Chaque jour qui passe est plus fluide que le 15 août, jour pourtant « idéal » sur les routes parisiennes. Cette situation a-t-elle pour effet de réduire la pollution de l’air ? Pas tout à fait.

Une pollution toujours présente malgré l’absence de trafic

Dès les premiers jours du confinement, nombreux sont ceux à s’être tournés vers les relevés de la qualité de l’air à Paris. Après tout, puisque les voitures sont accusées de rendre la capitale irrespirable, leur absence devrait directement montrer des résultats. Cependant, les courbes de concentration en dioxyde d’azote, en ozone et en particules fines étaient, mercredi 18 mars, toujours très hautes. Comment expliquer ce constat ? La cause est la pollution générée par d’autres sources, comme le chauffage ou l’épandage, mais aussi un vent faible, qui ne facilite donc pas la circulation de l’air.

Autre élément à prendre en compte, certains automobilistes circulent toujours, les déplacements professionnels n’étant pas interdits. Mais le changement est palpable. « On est quasiment en situation de fluidité totale à Paris et dans les principales villes de France » commente Vincent Martinier, porte-parole de TomTom France, spécialiste des solutions GPS et de l’info-trafic.

La réduction de la circulation n’a donc pas permis de stopper totalement la présence de polluants dans l’air dès le début du confinement. Mais Airparif a indiqué qu’en temps normal, avec une circulation « classique » et les conditions météorologiques de cette semaine de mars, l’air aurait été saturé.

Un air plus propre pour la deuxième semaine de confinement

Après plus d’une semaine de confinement, Airparif a publié une analyse complète de la situation. Un document précieux qui met en avant une amélioration de la qualité de l’air de l’ordre de 20 à 30% dans l’agglomération parisienne. Une amélioration « consécutive à une baisse des émissions de plus de 60% pour les oxydes d’azote ».

L’organisme précise que l’impact du confinement était peu visible pour les particules (PM10 et PM2,5) lors des premiers jours, mais que la « baisse des polluants de l’air s’accompagne d’une baisse du dioxyde de carbone (CO2) » bénéfique pour l’environnement.

Les parisiens confinés qui ont eu envie de se dégourdir les jambes (restez chez vous, s’il vous plaît) ont pu bénéficier d’une « amélioration de la qualité de l’air respiré de 20 à 30% selon les conditions météorologiques rencontrées entre le 17 et le 20 mars ».

En 40 ans de mesure d’Airparif, cette amélioration sur les stations trafic ne s’est jamais produite de manière aussi importante et sur autant de stations. Une situation qui, on le sait, ne durera pas.

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